
Les Romains n’ont guère laissé dans notre ville que le souvenir très vague
d’un certain "Peccus" ou "Pessus", qui aurait donné son nom à Pessac, que
certains spécialistes affirment pourtant d’origine celte, voyant dans "Pect"
ou "acc" le suffixe gaulois -accum. D’autre part, une villa gallo-romaine
aurait été située à Pessac.
Certains experts linguistiques voient dans "Pess" une déformation de
"Pisc", faisant penser à poisson.
Il nous reste, cependant, du romain quelques noms de sites pessacais,
notamment celui de "Canteranne" (chante grenouille), "Tuilerane" (tuile). Les
romains avaient déjà aménagé nos pistes gauloises pour leurs besoins de
conquérants-occupants, telle que la Levade de la partie landaise entre Pessac
et La Teste (Arcachon n’existant par encore) la voie dite romaine, aujourd’hui
coupée par la route d’Arcachon et le domaine universitaire.
Pessac fut dominée au IVe siècle par la présence de Clément V (Bertrand
de Goth), notre "Pape Clément" dont subsistent encore les grandes parcelles
d’un cru non moins célèbre et qui furent fief de l’Archevêché, entre d’autres
terres d’Église : Haut-Lévêque, Carmes...
Le nom de Pessac n’apparut dans les textes qu’au XIIe siècle.
Commentaire s’inspirant du livre “Histoire de Pessac” (tome 1-2) de
Monsieur Raphaël Saint-Orens, historien.

L’Orangerie (ou Bagatelle)
26, avenue Roger-Chaumet
L’Orangerie est une partie de la maison Doré du XVIIIe siècle. En 1844,
son propriétaire, Monsieur Doré, était directeur aux contributions. Ce
bâtiment est inscrit Monument Historique.
Le Moulin de Noès
Avenue de Noès
Le moulin est le dernier vestige de la Ferme Expérimentale. Il est né de
l’application locale de l’arrêt du Conseil du Roy, du 16 avril 1761, arrêt
favorisant le défrichement des terres libres du royaume pour éviter la
"disette du grain". Ce monument est situé sur le ruisseau du Peugue. La Ferme
Expérimentale ne produisait pas seulement du grain mais élevait également des
vers à soie, nourris avec ses mûriers, et formait des valets de chambre dont
les meilleurs devenaient propriétaires d’un lopin de terre.
En
savoir plus sur le Moulin de Noès
L’Hôtel de Ville
Place de la Ve République
Tél. : 05 57 02 20 20
Construite au XIXe siècle, située au centre de la commune, place de la
Ve République, la mairie a été reconstruite en 1988. Son architecture moderne,
en verre, a intégré le passé en conservant le pavillon central en pierre de
l’ancienne mairie datant de 1868.
L’Église Saint-Martin
Place
de la Ve République
L’Église Saint-Martin, de style roman, a probablement été édifiée au XIe
siècle, sur les bases d’une construction gallo-romaine. Du moyen-âge, il ne
reste que peu de choses, quelques traces d’anciennes fenêtres sur le mur
extérieur ou sous le porche. L’Église, telle que nous pouvons la voir
aujourd’hui, date du XVIIe siècle et les agrandissements de 1865. Curiosité :
le contraste entre la simplicité rustique de la nef, soulignée par une
puissante charpente et la splendeur baroque du rétable en bois doré du XVIIIe
siècle.
L’Historial Raphael Saint-Orens
Rue
de Camponac
L’Historial des "Amis du Beau et Vieux Pessac" est logé dans l’ancien
cuvier du château de Camponac. Il ne se définit non pas comme musée mais comme
une initiation à l’histoire de Pessac, pour les adultes et les enfants.
En
savoir plus sur l'Historial
La Cité des Castors
Avenues Gandhi, Favreau, Cérésole, allées Payot, Journade,
Poulbot…
En 1948, au lendemain de la guerre et alors que sévit une grave crise du
logement, 150 jeunes gens, entraînés par Etienne Damoran, jeune prêtre-ouvrier
bordelais, se lancent dans une folle aventure : construire de leurs propres
mains une "Cité-modèle", voire une société idéale.
La Cité des Castors voit le jour à Pessac, dans la banlieue de Bordeaux,
dans le Sud-Ouest de la France, au bout de quatre longues années de travaux,
et après bien des difficultés.
Elle représente non seulement 150 habitations, toutes pourvues d’un
confort très en avance sur son époque, mais également une communauté de vie,
avec notamment :
- Mise en place d'une coopérative d'approvisionnement alimentaire et de
services collectifs (machine à laver "itinérante", bibliothèque, ciné-club),
- Création d'activités de loisirs (orchestre de jazz, troupe de
spectacle "les Variétés Castors"...),
- Autogestion dans l'approvisionnement de l'eau et dans le
tout-à-l'égout.
126, avenue Jean-Cordier
La maison noble de Verthamon est la plus ancienne maison de
Pessac. Elle date du XIVe siècle. Des fenêtres à meneaux attestent de son
passé moyenâgeux.
102, avenue Roger-Chaumet
Château Ladonne. Ancienne villa de Léo Drouyn, historien et
dessinateur bordelais.
29, avenue Danglade
Un acte notarié, datant de 1819, stipule que cette habitation
nommée "Domaine du Pigeon" était un pavillon de chasse. Par la suite, elle a
été transformée en maison de retraite puis en habitation.
22, avenue Pasteur - Castel du Bourg
Construction datant de 1890. Façade dessinée suivant les
normes classiques de la Renaissance, son architecture témoigne de l’influence
de Viollet-Le-Duc.
Place de la Ve République
Ancienne maison en exercice au XVIIIe siècle, vestige des six
maisons bâties autour de la place à cette époque.
Rue A.-Jaubert et rue Goya - quartier
Casino
Villas de style arcachonnais, habitations estivales construites à la « Belle
Époque » par des bordelais qui recherchaient le "bon air" de Pessac.
Avenue Pasteur
Cette avenue regroupe près du centre de très belles
habitations aux styles variés.
Haut-Lévêque
Le château du Haut-Lévêque (XIXe siècle) a été construit par
un fournisseur de l’armée qui l’a gagné en fabriquant des chaussures pour
soldats (1870). Influence architecturale : Viollet-Le-Duc.